var Phenix = function () {
Troll du Web depuis 1996

L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

J’hésite depuis longtemps à écrire sur mon expérience scolaire à l’École Supérieure d’Infographie – Albert Jacquard anciennement la Haute École Albert Jacquard. Promis, c’est la dernière fois que j’utilise les noms complets, c’est juste pour faire un peu de SEO.

Qui sait, peut-être que cet article va vous éclairer un peu sur cette formation , qui reste totalement obscure de l’extérieur.
La journée Portes Ouvertes qu’ils organisent une fois par an ne vous aide pas à comprendre où vous allez vous inscrire : pour l’occasion, l’école se fait belle, se répare, de beaux écrans sont installés partout et des élèves sont triés pour vous convaincre de venir l’année prochaine.

Bon, je dis trier, j’exagère. Certains mentent plus facilement que d’autres pour plaire à certains de leurs professeurs. Le léchage de bottes s’est un peu le sport local, en tout cas dans la section Web et multimédia.

Bref, comme la liberté d’expression me donne le droit de dire ce que je pense, et que j’ai obtenu mon diplôme, je vais vous faire un peu de narration.

Nous allons faire un bond de 4 ans en arrière.

1re année - L’élagage massif d’étudiants (tronçonneuse mode)

Me voilà fraîchement sorti de mes études secondaires, technique de transition informatique. En gros, à cette époque, je suis capable de programmer, de faire des pages web, je maitrise les bases de données MySQL et je sais brancher des câbles réseaux entre eux pour que des machines communiquent entre elles.

À cette époque, j’avais déjà un faible pour les technologies Web. J’ai cherché une école supérieure qui fait du web dans ma région. J’ai trouvé l’HEAJ (rebaptisée ESIAJ entre temps). Quelques jours après ma trouvaille... Non, pardon, en août plutôt, j’ai pris le temps de réfléchir quand même.

Bref, je suis allé voir cette fameuse école dont je ne savais rien. Internet n’était pas très bavard sur le sujet.

Je rencontre donc une secrétaire qui m’explique que l’école est divisée en 4 sections (à l’époque, une 5e a été ajoutée après), mais que la 1re année est commune à toutes les sections. On fait de tout pendant cette année-là.
En vrai, ils repèrent les élèves trop faibles, ou pas assez motivés pour les massacrer pendant les examens de janvier. Si les professeurs sont suffisamment odieux exigeants, 50% des élèves partiront pendant cette période .

Je reçois aussi la liste des cours et la répartition des heures. Je m’inquiète alors d’un nombre relativement important d’heures de dessin. Je n’ai pas touché un crayon depuis ma primaire.

wallpapers_30535-e1341367198459-650x290.jpeg

« Ne t’en fais pas, dessinez, ça s’apprend, tout le monde commence au même niveau. »

FAUX ! Mais c’est pourtant ce que l’on m’a répondu.
Ho, certes, dessiner peut s’apprendre, mais tout le monde ne commence pas au même niveau. Il y a ceux qui viennent d’une formation artistique et qui donc savent dessiner. Et les autres qui n’ont plus dessiné depuis la primaire. Les deux sont mélangés dans des classes communes.
Résultat, vous aurez toujours l’air d’un con avec votre portrait aux proportions incertaines face à ceux qui vont dessiner les yeux et les cheveux en plus d’avoir une belle forme de visage...

Le pire c’est que le dessin, c’est surtout beaucoup de pratique pour l’apprendre, donc, jamais tu n’arrives à leur niveau. À moins bien sûr d’être un grand malade et de passer des journées entières à dessiner. Perso, ça a achevé de me dégoûter du crayon.

J’ai remarqué aussi bien trop tard que certaines sections, plus « renommées » que d’autres sont bien plus représentés pendant la première année.

Ainsi, à mon époque (ça n’a probablement pas changé) le seul cours qui représentait la section Web et Multimédia était un cours de 15 heures de Flash. À côté, vous aviez 90 heures de 3D. Mais ça ne se voit pas sur la fiche avec la répartition des cours, elle est cryptée : les cours sont remplacés par des appellations « officiel » type Technique numérique avancée 1, ou encore technique infographique 2.

Mis à part cela, vous devrez supporter les professeurs qui en ont autant à foutre de vous que de leur paire de chaussettes. Vu que vous êtes en première, vous n’êtes rien du tout, vous n’avez pas fait vos « preuves » devants les sacro-saints examens. Si je n’avais pas eu une super classe et des amis qui m’ont aidé à réussir, il est probable que j’aurai quitté l’école en octobre pour aller dresser des chiens.

Je suis péniblement sorti de l’enfer, je croyais que lorsqu’on passait le cap de la première année, les choses allaient s’arranger.

2e année, bienvenue dans le second cercle de l’enfer

Contre vents et marées, j’avais réussi. Contre toute attente aussi. J’avais choisi mon option : web et multimédia. Un domaine dans lequel j’étais déjà très à l’aise. Je pensais naïvement que les deux dernières années allaient être une simple formalité ; après tout, j’arrivais là-bas avec une grosse maîtrise dans certaines matières.
Ce n’était pas de l’arrogance pure puisque j’avais pas mal complété mes connaissances en HTML/CSS et beaucoup travaillé avec jQuery.
La première m’avait appris les outils du graphiste, il n’y avait aucune raison pour que cela se passe mal en 2e.

4505691_700b-e1341792726123.jpeg

On pourrait voir la section Web et multimédia de l’ESIAJ comme une bataille permanente entre 3 matières. Au lieu de se compléter, elles se tirent dans les pattes sans faire preuve de beaucoup de symbiose.

Vous êtes dans une école de graphisme à ce titre, cette partie de l’enseignement occupe environ 65% de votre formation. Malheureusement, les serveurs web ne vous envoient pas des PSD quand vous faites une recherche Google, ce serait bien trop lourd. Du coup, ils sont obligés de former leurs étudiants à créer des pages web. On apprend alors l’art délicat de l’intégration avec le HTML et le CSS.

Tout le monde n’aime pas ça, moi je connaissais déjà. J’aurai pu ne pas aller en cours, mais j’avais foi en l’enseignement, donc j’y allais quand même. Ça m’a permis de pratiquer un peu plus.

Mais apprendre le HTML et le CSS ne suffit souvent pas à créer tout ce que l’on veut. Essayer de faire un simple menu déroulant avec du CSS. Oui c’est possible, de nos jours,. Mais si on connaît JavaScript, c’est encore plus simple.
On nous offre donc quelques heures de JavaScript, 30 si je me souviens bien, j’ai la flemme de regarder.

Mettons-nous pour quelque temps à la place du professeur qui doit enseigner cette matière :

En face de lui, une vingtaine d’élèves qui, pour la plupart, n’ont jamais programmés. Pire : il se trouve que certains ont même une formation artistique ! Pire encore : ils suivent actuellement une formation artistique !

La bonne idée est alors de leur donner du JavaScript brut, via un syllabus de 200 pages sans passer par un framework qui rendrait les choses plus agréables. Non ?

Je vous laisse imaginer le résultat à la minute où le professeur a écrit :

  1. document.getElementById("foo");

au tableau, il a perdu le peu d’attention que les élèves lui accordaient. La mienne aussi par la même occasion, mais pas pour les mêmes raisons.
Comprenez bien cependant, le professeur n’est pas mauvais en soi, c’est juste que ses choix pédagogiques sont à chier.

On essayera aussi de vous faire rentrer de force des notions d’une technologie mourante : L’ActionScript 3. Le cours souffre du même problème que celui de JavaScript : méthode non-adaptée au public. Ajouter à cela un professeur... Chaotique et boum plus personne en cours. Ou alors des figurants.

Le PHP, c’est en troisième, soyez patient, il y aura droit aussi.

C’est tout pour le code. C’est déjà pas mal pour une école de design. C’est trop peu pour une école de web.

Le groupe Jeux Vidéo de l’école l’a compris et a coupé sa section en deux : ceux qui veulent se concentrer sur la programmation de jeu, et ceux qui veulent les rendre beaux.

À part ça, vous allez assister à tout un tas de cours qui mettront à l’épreuve votre créativité. À l’épreuve, j’entends qu’elle va devoir se battre pour survivre, pas qu’elle sera stimulée. Même si on vous dira que vous êtes libre de faire ce que vous voulez, ce sera faux, des paroles pour se donner bonne conscience.

En réalité, seuls certains « styles graphiques » seront acceptés : celui qui plaît aux professeurs.

Préparez-vous à devoir répondre à des questions types : « Pourquoi le rouge ? ».
Vous allez alors réciter ce qu’on vous a dit en première sur les couleurs, vous direz que le rouge est la couleur des émotions fortes. Félicitations, vous avez argumenté et défendu votre maquette.

Ne passez pas trop de temps à chercher une typographie : mettez de l’Helvetica, ou assimilée, sinon, il y aura toujours un prof pour vous dire : « elle est moche ta typo » (imaginer un grand geste de la main qui brasse de l’air, comme pour dire « c’est une évidence, tu es une grosse merde de ne pas l’avoir vu »).

Ne cherchez pas non plus à être original, regardez ce que font les autres, faites la même chose, et de préférence, quelque chose de propre. J’appelle ce type de design, du design aseptisé, industriel. Je vous ai pioché un exemple Student’s Glory (lien mort) dans les TFE très bien notés de cette année.

C’est bien sûr une question de goût, on aime, on n’aime pas. Personnellement, je ne suis pas un grand fan. Le problème est de devoir quasi obligatoirement faire ce genre-là. Sinon, vous serez moins bien noté, la vie est dure.

Vous aurez aussi des cours de communication visuelle. Il y en a aussi en première. Leur but est d’apprendre à faire passer un message via des images.
L’objet du cours n’a que peu d’intérêt, mais illustre bien la nouvelle manière de coter vos travaux : en première, on se concentre sur la technique : est-ce que votre détourage Photoshop est correctement fait ? Est-ce que votre maillage 3D est bien fait ?
En deuxième, on joue avec vos nerfs : on vous dit que votre travail vaut autant, sans explication. Ou alors il faut que l’on m’explique comment l’on mesure le « style graphique » que certains profs mettent sur leur feuille de cotations.

Je me suis amusé à faire une petite expérience en communication visuelle : le professeur nous a donné un certain nombre de fichiers musicaux avec comme consigne de les écouter, d’en choisir 3 et de faire une illustration qui corresponde au morceau. C’est plus facile que ça en a l’air.
Bref, j’ai fait mes 3 illustrations, le prof avait prévu de les passer en revue avec nous, 3 fois avant la remise finale.

Je n’ai jamais changé mes illustrations qui, lors de notre première rencontre, étaient « pas terrible ». Il m’a donné des conseils, mais je n’ai rien changé, les illustrations étaient 100% les mêmes pendant la seconde présentation. Toujours bof. Elles sont devenues « franchement pas mal » le jour de la remise (le 3e) et m’ont donné un 14/20.

C’est comme cela dans tous les cours, tout est subjectif. Si un prof est de bonne humeur, votre note augmente, s’il est de mauvaise humeur, votre note chute. Rares sont les professeurs qui vont vous juger sur ce que vous avez fait en faisant abstraction de leur goût. Ici, j’ai eu une bonne note, mais souvent c’est l’inverse qui se passe.

J’ai dit au début que les « matières » se battaient entre elles. Eh bien, par exemple, les professeurs de graphisme se foutent complètement de vos capacités à coder les choses, ils vous pousseront toujours plus loin, quitte à vous pousser dans le mur. Tant pis si tu ne sais pas coder un menu circulaire qui tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec des icônes qui tremble.
Pour moi, il n’y a rien de plus frustrant que de faire une maquette dans Photoshop et de ne pas arriver à l’intégrer, ou de devoir supprimer les éléments qui posent problème...

Et le multimédia dans tout ça ? Même s’il fait partie du nom de la section, ils essaient péniblement de survivre entre le code et design web. Vous toucherez un peu à After-effect, à Adobe Premiere et à la compression de médias. Rapidement.
Si vous envisagé une carrière dans le cinéma du web, passez votre chemin, vous ne tournerez pas le successeur de « Bref » à l’ESIAJ...

J’ai raté cette année, de peu cela dit. L’un des professeurs ne me trouvait pas « digne d’être designer ». Du coup, il (elle en fait, mais on s’en fout) m’a pourri les deux cours dont il était titulaire.

2e 2e année, zzzZZZzzz

On prend les mêmes qu’au-dessus et on recommence ! Avec seulement la moitié des cours, vu que j’ai été dispensé de beaucoup des cours de code et de certains cours de design. Ce fut : ennuyant, inutile et révoltant.
J’ai réussi de justesse, ma motivation était à son niveau le plus bas.

3e année, troisième cercle de l’enfer

Que dire de cette troisième, il y a très peu de cours, tout repose sur votre stage et votre travail de fin d’études (TFE). J’ai eu un mois et demi de cours pour faire le tour du PHP : « parce que ce serait bien que vous en sachiez un peu avant d’aller en stage ».

Effectivement, connaître une technologie utilisée par 90% des serveurs web du monde et d’un grand nombre de CMS très prisé dans les entreprises, effectivement ça peut nous aider à trouver un stage.

You don't say

Et quel cours nous avons là !
Que fait un professeur qui n’a pas envie de donner cours ? Il demande aux élèves de le faire à sa place bien sur !
Oui, vous avez bien lu, il nous donnait des sujets, formait quelques groupes et tournez manège, on devait faire une présentation du sujet. C’est certainement une méthode pédagogique très efficace pour apprendre la programmation : faire réciter des perroquets.

genius-meme-e1341794335709-173x133.png

Le PHP est pourtant un des langages de programmation les plus simples à apprendre, car il demande moins de rigueur : pas besoin de déclarer les variables, de nombreuses fonctions déjà faites, la gestion des tableaux simplissime...

Après cela, vous partez en stage où vous allez constater que tout ce que l’on vous a dit sur le monde du travail est un affreux mensonge. Ou découvrir que c’est une affreuse vérité, en fonction de l’endroit où vous tombez, en fonction de ce que l’on vous aura dit.
Le monde n’est pas blanc ou noir, il y a des entreprises sympas, et d’autres qui traitent les stagiaires comme de la chair à canon.

Concrètement, vous allez subir votre 3e année. J’allais très peu en cours, et sur la fin, plus du tout. J’allais voir de temps en temps un professeur pour avoir son avis sur mon TFE. Leurs conseils sont souvent pertinents, bien qu’ils aiment vous laisser dans le flou le plus total. Le flou artistique sans doute. Sinon, c’est le vide intersidéral : vous n’allez rien apprendre de nouveau.

Le système est à peu de chose près le même que pour le TFA de la deuxième année, faites ce que les professeurs aiment et tout se passera bien. Vous présenterez devant un jury externe et non pas devant vos professeurs. Leur réaction importe peu, vu que leur avis ne valent que 1/8 de votre cotation finale.

Il n’y a pas grand-chose d’autres à dire sur cette année.

En dehors de ça

Cette école a de multiples défauts qui pourrissent la vie des étudiants : citons par exemple, le fait que tout ce qu’elle organise ce fait avec environ 1 heure de retard sur le planning qu’elle prévoit, les horaires du secrétariat qui font que les seuls moments où vous pouvez vous y rendre c’est quand vous êtes en cours. Et n’oublions pas que les horaires changent chaque semaine : au mieux vous avez votre planning le samedi, c’est pratique pour faire un plan de travail, d’être dans le flou quant à la date de remise. Peut-être lundi, peut-être vendredi...
Ça ne change presque rien...

En dehors de ça, je suis bien content d’avoir fini... Votre diplôme, contrairement à ce que peut dire le directeur de l’école, ne vaut pas grand-chose, et que l’obtention de ce diplôme n’est pas égale dans toutes les sections (mais sur le papier, si).

Ainsi, il faut savoir que la toute jeune section Animation 2D et Illustration distribue les distinctions comme les Gilles de Binche distribuent les oranges.
Que voulez-vous, on n’attire pas les étudiants avec du vinaigre. Une distinction facile par contre.

En Web et Multimedia ça se passe autrement : soit vous avez fait un excellent travail et mérité votre « grande distinction » comme le TFE de Brieuc Dejean. Ou bien vous pouvez frotter TRÈS fort la manche de vos professeurs et faire amis amis.
Quand un élève tutoie ces professeurs, fait des privates jokes et leur parlent comme s’ils étaient potes depuis toujours, il y a un truc de pas normal .

Par contre, ça permet d’obtenir une « grande distinction » avec un design banal, un concept plagié et un système qui ne fonctionne pas réellement. Mettez donc le TFE de Brieuc face à ce TFE : Lava - comment system (lien mort :(). Dites-vous qu’ils ont eu la même note : Grande Distinction.

L’École Supérieure d’Infographie – Albert Jacquard est une grosse blague, de votre entrée, jusqu’à votre sortie.

12 Messages

  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 24 avril 2013 à 22:55

    Pour la partie « Tout le monde commence au même niveau », je pense que ça voulait plutôt dire que quand on débute, tout le monde est au même stade ; le « souci », c’est que tout le monde ne débute pas en même temps, du tout ça crée des différences. Mais après, c’est normal et c’est pareil dans toutes les disciplines.

    Pour le reste, l’intention n’est pas forcément mauvaise, mais l’exécution est très souvent maladroite. C’est dommage - il y aurait potentiel tellement plus gros à tirer des élèves. Mais pour ça, c’est vrai qu’il faudrait faire remuer beaucoup de choses.

    Répondre à ce message
  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 2 mai 2013 à 23:06 par Phenix tu es mon dieu :)

    Nous sommes plusieurs à vivre la même situation que tu as vécu en DWM... Cet enfer du favoritisme absolu, nous sommes même peut-être obligé de devoir arrêter nos études... La vie est compliqué, j’aimerai prendre contact avec toi pour te partager notre expérience mais je ne sais comment faire à part via twitter et je préfère tout d’abord ne pas divulguer ce que j’écris publiquement même si la majorité des gens voient qui je suis :).

    Répondre à ce message
  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 7 mai 2013 à 14:59 par A.

    Perso j ai fait la section 3D et que j ai pu rire ... ou me remémorer tous ces moments foireux dont tu parles !
    D’ailleurs, j ai merdé ma première 3e a cause de mon TFE, qui ... franchement ... aurait pu passer vu certaines bouses intersidérales de cette année la mais bon ! Je m y étais pris a l arrache passons !
    Deuxième tentative ... recalé de nouveau pour une cote de présence soit disant ! Alors que pour cette même cote de présence l année précédente j avais eu 12 en y allant jamais ... Et qu en y allant la deuxième année j ai eu 9 ! Va t en comprendre la logique !

    Du coup j ai fait un gros fuck a ces bouseux de Jacquard, sans diplôme et la je suis a mon 3 ou 4e long métrage qui est parru au cinéma !

    Votre diplôme de Jacquard ne vaut rien ! Personne ne vous le demandera jamais si vous bossez dans le milieu ! Après si vous voulez faire un truc qui demande un BAC genre de l administratif ça vous servira ... sinon ... Votre seul carte de visite sera ce que vous savez faire et l expérience que vous aurez accumulé !

    Et puis je ne parlerai même pas des absurdité qu ils s y passe depuis que j en suis sorti ! Passage de 3DSMAX a C4D que PERSONNE n utilise dans le milieu ... Résultat ; une formation inutile durant 3 ans qui ne reflète en rien les besoins du marché ! Tout ça pour une histoire de budget car chez C4D on propose des prix intéressant pour le logiciel ... Merci HEAJ !

    Enfin passons ! Et ceux qui veulent faire une formation 3D ... Dirigez vous vers l IAD a LLN ... c est ptet pas mieux mais au moins vous serez formé sur un logiciel encore un minimum utilisé !

    Répondre à ce message
  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 16 mai 2013 à 18:12 par Veritas

    Beaucoup de vérité dans ce que tu écris.

    Dans son ensemble je pense qu’on peut clairement dire que cette « haute » école est une belle ineptie. Comme tu le dis la première année c’est du grand n’importe quoi mais elle fût pour moi une vaste blague, si tu bosses un minimum et que tu as un minimum de jugeote c’est easy.

    Cependant comme tu le dis, pour ceux qui voudraient déjà se spécialiser ... cette première année est une belle perte de temps. Mais la 2e aussi au final (actuellement en dwm et plutôt déçu).

    Techniquement comme tu le soulignes, la 2e dwm ... est loin d’être à la hauteur, le cours d’html/css est top (je n’avais jamais programmé), il faut le dire quand c’est bien.
    Mais après Noël c’est le néant ... on nous parle de responsive du « matin au soir » (j’exagère) mais on a eu 4 ou 6h traitant du responsive. Les bases et en mode survol, pas assez d’exercices nous formant a ces principes essentiels de base qui sont l’utilisation des em et ou des pourcentages etc.

    Le pire c’est comme tu le dis le JS, ce qui peut nous donner des ailes à travers le web... un mec hors du commun comme @boblemarin est une vraie opportunité mais malheureusement bien trop peu nombreuses sont les heures de cours avec lui. Donc au final on est nul part en fin de 2e, c’est triste.

    Il me reste 3 points (cours) négatifs à traiter. « Typos » , « Dessin » , « Colorimétrie ou même Photoshop en première » , le cours de typos n’en n’est pas un, c’est une vaste blague, tout comme le cours de Mr.Adobe et c’est triste car la aussi il s’agit de bases essentiels à notre metier. Ca pourrait être passionnant. Mais on se retrouve limité , pire que ça même.

    Il est honteux et irrespectueux de la part de ces professeurs d’enseigner comme ils le font, grosse perte pour l’école en plus. Le cours de dessin est malheureusement plus que démotivant, les sujets tournent en boucles et sont tout sauf percutant.

    Un dernier point négatif avant la note final qui sera positive, le côté multimedia et tu fais bien de le souligner. Car la aussi c’est une réelle catastrophe, j’avais une base et je n’ai rien appris, sauf le cours de Mr. Gregorakis qui est lui aussi un homme hors du commun, mais sinon grosse frustration de ce côté la, aussi.

    Sinon ce que j’aime donc malgré cette grosse déception plus « technique » c’est la philosophie qui règne au sein du groupe, mais il est loin d’être véhiculé par tous les profs et c’est bien grâce à Mr. Bourgaux que je me sens malgré tout si bien en dwm et ne regrette donc pas mon choix (j’hésitai avec prepresse). Mais justement, l’approche, l’apprentissage, l’analyse, la façon de penser meriterai qu’on s’y attarde bien plus encore.

    Voila pour moi, depuis la fin de ma première j’avais envie moi aussi de critiquer. Tu as été plus rapide, et c’est courageux aussi de ta part. On nous vend clairement du rêve en parlant d’une école avec une bonne réputation (peut-être en 3D je sais pas) mais on est loin très loin du niveau artistique et créatif de certaines écoles il me semble. Cependant un dernier mot sur la partie « suce boules » ... il y’en a c’est clair, le tutoiement est aussi une barrière que je n’arrive pas à passer, et c’est con car au final ca facilité les discussions et puis on est plus en primaire ... je trouve ca ni bien ni mal, mais ils mènent effectivement j’ai moi aussi l’impression a certaines dérives.

    Mais il n’est pas nécessaire d’en être pour avoir de bons points. Il y a des principes, des règles à saisir et à respecter qui régisse un tant soit peu l’univers du design dans sa globalité, pas besoin de faire beau, les profs savent très bien que tout le monde n’a pas les même capacités, mais proposer du juste et un tant soit peu sensé peut suffire.

    Bonne continuation

    Répondre à ce message
  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 22 mai 2013 à 11:37 par fx

    Ouinnnn ouinnnnn les profs était méchants avec moi, je me sens si triste, bouhouuuu.

    Vraiment ouvre les yeux et grandit au lieu de jouer le gamin rebelle pré pubère. Oui il y a du moins bon, oui il y a du très bon. Comme partout. Cet article est du nectar de merde aussi inutile que mal écrit.

    Bcp réussissent sans sucer des boules, juste en essayant de fournir du bon boulot et suivant la méthode d’auto-formation que l’on nous enseigne, méthode qui te suivra toute ta vie.

    Après le bac, plus de profs et ça, on y a est bien préparé (Merci François Bourgaux) si on est pas un assisté comme tu sembles l’être.

    Mais je doute que tu comprennes ce que j’essaie de dire donc, bonne suite.

    Répondre à ce message
    • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

      Le 22 mai 2013 à 23:46 par Phenix

      Je pense que tu as mal compris. Je suis loin d’être un assisté, bien au contraire, aujourd’hui je suis parfaitement content de ma vie, elle est bien meilleure que lorsque j’étais à l’ESIAJ. J’ai un boulot qui me plait : créer des sites web. Pas sucer des profs !

      Car figure toi, je fais partie de ceux qui, comme tu l’as dit, réussisse sans sucer. Mais les récompenses c’est pour les suceurs, peu importe que ton travail soit meilleur.

      Bcp réussissent sans sucer des boules, juste en essayant de fournir du bon boulot et suivant la méthode d’auto-formation que l’on nous enseigne, méthode qui te suivra toute ta vie.

      Trouve un job, et applique leur méthode, tu recevras rapidement ton C4 : trop lent, no productif.
      Le faite est que vous êtes très mal préparé, une bonne quantité des gens qui ont réussi en même temps que moi sont toujours au chômage 1 an après. Ils sont obligés de ce réorienté sur... Le développement web ! Ho surprise...

      Bref, arrête de voir en moi un gamin, du haut de mes 25 ans, je rigole, je suis passé par cette école, je l’ai finie et je regrette d’avoir perdu mon temps avec des frottes manches.

      Répondre à ce message
  • L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

    Le 18 septembre 2013 à 00:00 par Béziers

    Je suis pour ma part un ancien prof de l’ESIAJ et lire votre prose est, à bien des égards, surprenante car, malgré toutes les critiques qui y sont déversées, elle reste à cent lieues de refléter la très sombre vérité de cette école qui aurait pu être grandiose et incontournable, mais qui a été menée dans le mur, année après année. La faute au clientélisme, à l’arrivisme, à la cupidité…

    Si vous saviez comme les délibérations étaient menées ! Mon Dieu, si vous saviez !

    Paix aux âmes de ceux qui en sont sortis vivants.

    Bise

    PS : si vous avez des questions sur cette école, je serais heureux d’y répondre (ici)… pour de vrai, sans langue de bois ;-)

    Répondre à ce message