var Phenix = function () {
Troll du Web depuis 1996

ESIAJ

Quand @pixeline insulte un ancien élève de l’#ESIAJ dans son code source.

On rigole bien à l’École Supérieur d’Infographie Albert Jacquard (ESIAJ). Puisqu’un des professeurs du groupe web et multimédia, Alexandre Plennevaux se permet de m’insulter dans son code source.

Oui, c’est une nouveauté de cette année visiblement, on insulte les gens. Enfin on le cache dans le code source, avec un peu de chance, personne ne va le voir. Manque de pot, ce coup si, on m’a averti.
Il y a un terme juridique pour ça, mais je ne retombe pas dessus... À si ! Diffamation !

Vous ne me croyez pas, je le vois dans vos yeux ! Un professeur, une personne intègre, intelligente, censée montrer l’exemple aux générations futures, ne peut pas insulter un ancien élève ! C’est impossible.
Ben si, c’est par (si le lien ne fonctionne plus, voici une copie locale du fichier).

Insulte d’Alexandre Plennevaux
Découverte dans le code source des insultes à mon encontre. Super.

Vous l’avez compris, je sens le chien mouillé. Visiblement, il n’a pas encore digéré que je dise franchement ce que je pense de leur enseignement.

Mais même si je critique, parfois fortement, je reste poli dans mes propos. J’argumente, je fais des phrases. Ici nous avons clairement un exemple de l’âge mental de ce professeur : 11 ans, cours de récréation. Vous avez vraiment envie d’étudier avec ce genre de personne ? Parce que oui, il enseigne !

Ça fait presque 1 an que j’ai quitté cette école, et ça n’a pas l’aire de s’arranger.


L’#ESIAJ (ex #HEAJ) : c’était l’enfer mais c’est fini

J’hésite depuis longtemps à écrire sur mon expérience scolaire à l’École Supérieure d’Infographie – Albert Jacquard anciennement la Haute École Albert Jacquard. Promis, c’est la dernière fois que j’utilise les noms complets, c’est juste pour faire un peu de SEO.

Qui sait, peut-être que cet article va vous éclairer un peu sur cette formation , qui reste totalement obscure de l’extérieur.
La journée Portes Ouvertes qu’ils organisent une fois par an ne vous aide pas à comprendre où vous allez vous inscrire : pour l’occasion, l’école se fait belle, se répare, de beaux écrans sont installés partout et des élèves sont triés pour vous convaincre de venir l’année prochaine.

Bon, je dis trier, j’exagère. Certains mentent plus facilement que d’autres pour plaire à certains de leurs professeurs. Le léchage de bottes s’est un peu le sport local, en tout cas dans la section Web et multimédia.

Bref, comme la liberté d’expression me donne le droit de dire ce que je pense, et que j’ai obtenu mon diplôme, je vais vous faire un peu de narration.

Nous allons faire un bond de 4 ans en arrière.

1re année - L’élagage massif d’étudiants (tronçonneuse mode)

Me voilà fraîchement sorti de mes études secondaires, technique de transition informatique. En gros, à cette époque, je suis capable de programmer, de faire des pages web, je maitrise les bases de données MySQL et je sais brancher des câbles réseaux entre eux pour que des machines communiquent entre elles.

À cette époque, j’avais déjà un faible pour les technologies Web. J’ai cherché une école supérieure qui fait du web dans ma région. J’ai trouvé l’HEAJ (rebaptisée ESIAJ entre temps). Quelques jours après ma trouvaille... Non, pardon, en août plutôt, j’ai pris le temps de réfléchir quand même.

Bref, je suis allé voir cette fameuse école dont je ne savais rien. Internet n’était pas très bavard sur le sujet.

Je rencontre donc une secrétaire qui m’explique que l’école est divisée en 4 sections (à l’époque, une 5e a été ajoutée après), mais que la 1re année est commune à toutes les sections. On fait de tout pendant cette année-là.
En vrai, ils repèrent les élèves trop faibles, ou pas assez motivés pour les massacrer pendant les examens de janvier. Si les professeurs sont suffisamment odieux exigeants, 50% des élèves partiront pendant cette période .

Je reçois aussi la liste des cours et la répartition des heures. Je m’inquiète alors d’un nombre relativement important d’heures de dessin. Je n’ai pas touché un crayon depuis ma primaire.

wallpapers_30535-e1341367198459-650x290.jpeg

« Ne t’en fais pas, dessinez, ça s’apprend, tout le monde commence au même niveau. »

FAUX ! Mais c’est pourtant ce que l’on m’a répondu.
Ho, certes, dessiner peut s’apprendre, mais tout le monde ne commence pas au même niveau. Il y a ceux qui viennent d’une formation artistique et qui donc savent dessiner. Et les autres qui n’ont plus dessiné depuis la primaire. Les deux sont mélangés dans des classes communes.
Résultat, vous aurez toujours l’air d’un con avec votre portrait aux proportions incertaines face à ceux qui vont dessiner les yeux et les cheveux en plus d’avoir une belle forme de visage...

Le pire c’est que le dessin, c’est surtout beaucoup de pratique pour l’apprendre, donc, jamais tu n’arrives à leur niveau. À moins bien sûr d’être un grand malade et de passer des journées entières à dessiner. Perso, ça a achevé de me dégoûter du crayon.

J’ai remarqué aussi bien trop tard que certaines sections, plus « renommées » que d’autres sont bien plus représentés pendant la première année.

Ainsi, à mon époque (ça n’a probablement pas changé) le seul cours qui représentait la section Web et Multimédia était un cours de 15 heures de Flash. À côté, vous aviez 90 heures de 3D. Mais ça ne se voit pas sur la fiche avec la répartition des cours, elle est cryptée : les cours sont remplacés par des appellations « officiel » type Technique numérique avancée 1, ou encore technique infographique 2.

Mis à part cela, vous devrez supporter les professeurs qui en ont autant à foutre de vous que de leur paire de chaussettes. Vu que vous êtes en première, vous n’êtes rien du tout, vous n’avez pas fait vos « preuves » devants les sacro-saints examens. Si je n’avais pas eu une super classe et des amis qui m’ont aidé à réussir, il est probable que j’aurai quitté l’école en octobre pour aller dresser des chiens.

Je suis péniblement sorti de l’enfer, je croyais que lorsqu’on passait le cap de la première année, les choses allaient s’arranger.

2e année, bienvenue dans le second cercle de l’enfer

Contre vents et marées, j’avais réussi. Contre toute attente aussi. J’avais choisi mon option : web et multimédia. Un domaine dans lequel j’étais déjà très à l’aise. Je pensais naïvement que les deux dernières années allaient être une simple formalité ; après tout, j’arrivais là-bas avec une grosse maîtrise dans certaines matières.
Ce n’était pas de l’arrogance pure puisque j’avais pas mal complété mes connaissances en HTML/CSS et beaucoup travaillé avec jQuery.
La première m’avait appris les outils du graphiste, il n’y avait aucune raison pour que cela se passe mal en 2e.

4505691_700b-e1341792726123.jpeg

On pourrait voir la section Web et multimédia de l’ESIAJ comme une bataille permanente entre 3 matières. Au lieu de se compléter, elles se tirent dans les pattes sans faire preuve de beaucoup de symbiose.

Vous êtes dans une école de graphisme à ce titre, cette partie de l’enseignement occupe environ 65% de votre formation. Malheureusement, les serveurs web ne vous envoient pas des PSD quand vous faites une recherche Google, ce serait bien trop lourd. Du coup, ils sont obligés de former leurs étudiants à créer des pages web. On apprend alors l’art délicat de l’intégration avec le HTML et le CSS.

Tout le monde n’aime pas ça, moi je connaissais déjà. J’aurai pu ne pas aller en cours, mais j’avais foi en l’enseignement, donc j’y allais quand même. Ça m’a permis de pratiquer un peu plus.

Mais apprendre le HTML et le CSS ne suffit souvent pas à créer tout ce que l’on veut. Essayer de faire un simple menu déroulant avec du CSS. Oui c’est possible, de nos jours,. Mais si on connaît JavaScript, c’est encore plus simple.
On nous offre donc quelques heures de JavaScript, 30 si je me souviens bien, j’ai la flemme de regarder.

Mettons-nous pour quelque temps à la place du professeur qui doit enseigner cette matière :

En face de lui, une vingtaine d’élèves qui, pour la plupart, n’ont jamais programmés. Pire : il se trouve que certains ont même une formation artistique ! Pire encore : ils suivent actuellement une formation artistique !

La bonne idée est alors de leur donner du JavaScript brut, via un syllabus de 200 pages sans passer par un framework qui rendrait les choses plus agréables. Non ?

Je vous laisse imaginer le résultat à la minute où le professeur a écrit :

  1. document.getElementById("foo");

au tableau, il a perdu le peu d’attention que les élèves lui accordaient. La mienne aussi par la même occasion, mais pas pour les mêmes raisons.
Comprenez bien cependant, le professeur n’est pas mauvais en soi, c’est juste que ses choix pédagogiques sont à chier.

On essayera aussi de vous faire rentrer de force des notions d’une technologie mourante : L’ActionScript 3. Le cours souffre du même problème que celui de JavaScript : méthode non-adaptée au public. Ajouter à cela un professeur... Chaotique et boum plus personne en cours. Ou alors des figurants.

Le PHP, c’est en troisième, soyez patient, il y aura droit aussi.

C’est tout pour le code. C’est déjà pas mal pour une école de design. C’est trop peu pour une école de web.

Le groupe Jeux Vidéo de l’école l’a compris et a coupé sa section en deux : ceux qui veulent se concentrer sur la programmation de jeu, et ceux qui veulent les rendre beaux.

À part ça, vous allez assister à tout un tas de cours qui mettront à l’épreuve votre créativité. À l’épreuve, j’entends qu’elle va devoir se battre pour survivre, pas qu’elle sera stimulée. Même si on vous dira que vous êtes libre de faire ce que vous voulez, ce sera faux, des paroles pour se donner bonne conscience.

En réalité, seuls certains « styles graphiques » seront acceptés : celui qui plaît aux professeurs.

Préparez-vous à devoir répondre à des questions types : « Pourquoi le rouge ? ».
Vous allez alors réciter ce qu’on vous a dit en première sur les couleurs, vous direz que le rouge est la couleur des émotions fortes. Félicitations, vous avez argumenté et défendu votre maquette.

Ne passez pas trop de temps à chercher une typographie : mettez de l’Helvetica, ou assimilée, sinon, il y aura toujours un prof pour vous dire : « elle est moche ta typo » (imaginer un grand geste de la main qui brasse de l’air, comme pour dire « c’est une évidence, tu es une grosse merde de ne pas l’avoir vu »).

Ne cherchez pas non plus à être original, regardez ce que font les autres, faites la même chose, et de préférence, quelque chose de propre. J’appelle ce type de design, du design aseptisé, industriel. Je vous ai pioché un exemple Student’s Glory (lien mort) dans les TFE très bien notés de cette année.

C’est bien sûr une question de goût, on aime, on n’aime pas. Personnellement, je ne suis pas un grand fan. Le problème est de devoir quasi obligatoirement faire ce genre-là. Sinon, vous serez moins bien noté, la vie est dure.

Vous aurez aussi des cours de communication visuelle. Il y en a aussi en première. Leur but est d’apprendre à faire passer un message via des images.
L’objet du cours n’a que peu d’intérêt, mais illustre bien la nouvelle manière de coter vos travaux : en première, on se concentre sur la technique : est-ce que votre détourage Photoshop est correctement fait ? Est-ce que votre maillage 3D est bien fait ?
En deuxième, on joue avec vos nerfs : on vous dit que votre travail vaut autant, sans explication. Ou alors il faut que l’on m’explique comment l’on mesure le « style graphique » que certains profs mettent sur leur feuille de cotations.

Je me suis amusé à faire une petite expérience en communication visuelle : le professeur nous a donné un certain nombre de fichiers musicaux avec comme consigne de les écouter, d’en choisir 3 et de faire une illustration qui corresponde au morceau. C’est plus facile que ça en a l’air.
Bref, j’ai fait mes 3 illustrations, le prof avait prévu de les passer en revue avec nous, 3 fois avant la remise finale.

Je n’ai jamais changé mes illustrations qui, lors de notre première rencontre, étaient « pas terrible ». Il m’a donné des conseils, mais je n’ai rien changé, les illustrations étaient 100% les mêmes pendant la seconde présentation. Toujours bof. Elles sont devenues « franchement pas mal » le jour de la remise (le 3e) et m’ont donné un 14/20.

C’est comme cela dans tous les cours, tout est subjectif. Si un prof est de bonne humeur, votre note augmente, s’il est de mauvaise humeur, votre note chute. Rares sont les professeurs qui vont vous juger sur ce que vous avez fait en faisant abstraction de leur goût. Ici, j’ai eu une bonne note, mais souvent c’est l’inverse qui se passe.

J’ai dit au début que les « matières » se battaient entre elles. Eh bien, par exemple, les professeurs de graphisme se foutent complètement de vos capacités à coder les choses, ils vous pousseront toujours plus loin, quitte à vous pousser dans le mur. Tant pis si tu ne sais pas coder un menu circulaire qui tourne dans le sens contraire des aiguilles d’une montre avec des icônes qui tremble.
Pour moi, il n’y a rien de plus frustrant que de faire une maquette dans Photoshop et de ne pas arriver à l’intégrer, ou de devoir supprimer les éléments qui posent problème...

Et le multimédia dans tout ça ? Même s’il fait partie du nom de la section, ils essaient péniblement de survivre entre le code et design web. Vous toucherez un peu à After-effect, à Adobe Premiere et à la compression de médias. Rapidement.
Si vous envisagé une carrière dans le cinéma du web, passez votre chemin, vous ne tournerez pas le successeur de « Bref » à l’ESIAJ...

J’ai raté cette année, de peu cela dit. L’un des professeurs ne me trouvait pas « digne d’être designer ». Du coup, il (elle en fait, mais on s’en fout) m’a pourri les deux cours dont il était titulaire.

2e 2e année, zzzZZZzzz

On prend les mêmes qu’au-dessus et on recommence ! Avec seulement la moitié des cours, vu que j’ai été dispensé de beaucoup des cours de code et de certains cours de design. Ce fut : ennuyant, inutile et révoltant.
J’ai réussi de justesse, ma motivation était à son niveau le plus bas.

3e année, troisième cercle de l’enfer

Que dire de cette troisième, il y a très peu de cours, tout repose sur votre stage et votre travail de fin d’études (TFE). J’ai eu un mois et demi de cours pour faire le tour du PHP : « parce que ce serait bien que vous en sachiez un peu avant d’aller en stage ».

Effectivement, connaître une technologie utilisée par 90% des serveurs web du monde et d’un grand nombre de CMS très prisé dans les entreprises, effectivement ça peut nous aider à trouver un stage.

You don't say

Et quel cours nous avons là !
Que fait un professeur qui n’a pas envie de donner cours ? Il demande aux élèves de le faire à sa place bien sur !
Oui, vous avez bien lu, il nous donnait des sujets, formait quelques groupes et tournez manège, on devait faire une présentation du sujet. C’est certainement une méthode pédagogique très efficace pour apprendre la programmation : faire réciter des perroquets.

genius-meme-e1341794335709-173x133.png

Le PHP est pourtant un des langages de programmation les plus simples à apprendre, car il demande moins de rigueur : pas besoin de déclarer les variables, de nombreuses fonctions déjà faites, la gestion des tableaux simplissime...

Après cela, vous partez en stage où vous allez constater que tout ce que l’on vous a dit sur le monde du travail est un affreux mensonge. Ou découvrir que c’est une affreuse vérité, en fonction de l’endroit où vous tombez, en fonction de ce que l’on vous aura dit.
Le monde n’est pas blanc ou noir, il y a des entreprises sympas, et d’autres qui traitent les stagiaires comme de la chair à canon.

Concrètement, vous allez subir votre 3e année. J’allais très peu en cours, et sur la fin, plus du tout. J’allais voir de temps en temps un professeur pour avoir son avis sur mon TFE. Leurs conseils sont souvent pertinents, bien qu’ils aiment vous laisser dans le flou le plus total. Le flou artistique sans doute. Sinon, c’est le vide intersidéral : vous n’allez rien apprendre de nouveau.

Le système est à peu de chose près le même que pour le TFA de la deuxième année, faites ce que les professeurs aiment et tout se passera bien. Vous présenterez devant un jury externe et non pas devant vos professeurs. Leur réaction importe peu, vu que leur avis ne valent que 1/8 de votre cotation finale.

Il n’y a pas grand-chose d’autres à dire sur cette année.

En dehors de ça

Cette école a de multiples défauts qui pourrissent la vie des étudiants : citons par exemple, le fait que tout ce qu’elle organise ce fait avec environ 1 heure de retard sur le planning qu’elle prévoit, les horaires du secrétariat qui font que les seuls moments où vous pouvez vous y rendre c’est quand vous êtes en cours. Et n’oublions pas que les horaires changent chaque semaine : au mieux vous avez votre planning le samedi, c’est pratique pour faire un plan de travail, d’être dans le flou quant à la date de remise. Peut-être lundi, peut-être vendredi...
Ça ne change presque rien...

En dehors de ça, je suis bien content d’avoir fini... Votre diplôme, contrairement à ce que peut dire le directeur de l’école, ne vaut pas grand-chose, et que l’obtention de ce diplôme n’est pas égale dans toutes les sections (mais sur le papier, si).

Ainsi, il faut savoir que la toute jeune section Animation 2D et Illustration distribue les distinctions comme les Gilles de Binche distribuent les oranges.
Que voulez-vous, on n’attire pas les étudiants avec du vinaigre. Une distinction facile par contre.

En Web et Multimedia ça se passe autrement : soit vous avez fait un excellent travail et mérité votre « grande distinction » comme le TFE de Brieuc Dejean. Ou bien vous pouvez frotter TRÈS fort la manche de vos professeurs et faire amis amis.
Quand un élève tutoie ces professeurs, fait des privates jokes et leur parlent comme s’ils étaient potes depuis toujours, il y a un truc de pas normal .

Par contre, ça permet d’obtenir une « grande distinction » avec un design banal, un concept plagié et un système qui ne fonctionne pas réellement. Mettez donc le TFE de Brieuc face à ce TFE : Lava - comment system (lien mort :(). Dites-vous qu’ils ont eu la même note : Grande Distinction.

L’École Supérieure d’Infographie – Albert Jacquard est une grosse blague, de votre entrée, jusqu’à votre sortie.